Arrivée au Japon en sous marin

Après une journée pour prendre nos marques et acheter une carte routière  (encore un sketch incluant beaucoup trop d’étirements des lombaires et de formules de politesses), on se décide à reprendre la route malgré la météo maussade et pluviotante. Pour fêter cette décision, on se fait un festin dans notre chambre d’hôtel :

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Le lendemain matin, il pluviotte encore. Le temps de check-outer de l’hôtel, de laisser le réceptionniste nous prendre en photo, de charger le tandem la pluvioterie s’est intensifiée, mais bon on est en selle et non en sel alors on y va!

En 5 minutes on a déjà le slip aquatique, mais c’est pas grave on est des aventuriers et il ne fait pas froid. On est habillés léger en plus : poumpoum short et T-shirt, tongs évidement, nos pieds sont tellement habitués qu’ils ne supportent plus les chaussures fermées de toute façon!

En 3 heures malgré les 21°C ambiants le torrent qui coule à travers mes vêtements a eu raison de ma température corporelle, j’ai besoin d’un stop. Chouette! les toilettes publiques d’une aire de repos sur la route! C’est pas glamour mais il y a un toit on s’arrête et on se rend compte que quand on pédale pas on se refroidit vraiment. On vide nos poches (5L d’eau chacun) On essore nos T shirt (2L chacun) et on décide de manger un morceau pour reprendre des forces. J’ai les doigts et les lèvres bleus, je crois qu’il faut faire quelque chose! Changement de stratégie, je repasse en mode Gandalf (pour ceux qui suivent !)  vêtements secs et Kway intégral. On se sent mieux au sec. On se remet en route et d’ailleurs il pleut un peu moins fort.

On refait quelques km et on découvre les dénivelés à la japonaise et on a mal, très mal. Bon point pour le Japon cependant, les routes on un très bon revêtement, les voitures sont toutes petites et les limitations de vitesse sont plutôt basses (autour de 60km/h). Du coup les japonais n’hésitent pas à freiner et attendre derrière nous pour nous doubler au moment propice seulement, en nous laissant une bonne marge de sécurité.

Au bout d’un moment, on réalise qu’on avance pas assez vite sur la carte et comme la nuit tombe violemment à 18h30, il ne faut pas trop traîner à se trouver un coin tranquille pour la nuit, même si on a pas fini l’étape prévue. On est trempés comme des soupes il nous faut un toit, le camping c’est pas pour ce soir. On s’arrête et on demande à quelqu’un de nous indiquer un hôtel dans le coin pas trop cher. Par chance la personne à qui on s’adresse parle anglais, mais n’est pas du coin. Par chance une personne du coin passe par là, mais ne parle pas anglais. Avec les deux,  nous avons un conseil et un traducteur, donc on finit par se comprendre! On se fait conduire jusqu’à un hôtel avec bain de source d’eau chaude, négocié par notre conseiller à 10 000Yen la nuit (autour de 70€).

En arrivant, ce n’est pas simple, personne ne parle vraiment anglais mais on finit par se faire installer dans notre chambre, euh plutôt notre suite!

Ici, le salon, salle à manger, chambre : DSCN3636 (800x600)

Ici avec les lits mis en place pour la sieste :

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Vue de notre balcon : c’est très mignon mais on ne voit que la première couche de montagne, le reste est dans le nuage.

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Il faut que je vous montre les boutons de commande des toilettes, on ne comprend rien et quand on tente des essais, on saute au plafond!

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Après la sieste et le dîner, il faut bien aller tenter ces fameux bains! pour se déplacer dans l’hôtel, il faut enfiler les chaussons fournis. Le Japon, c’est véritablement le pays du chausson, et je vais vous le prouver!

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Les bains sont non mixtes puisqu’on y va nus. Après s’être débarrassés de nos vêtements, on arrive dans une salle avec une petite piscine remplie d’eau très chaude avec des douches sur les cotés. On se lave d’abord puis on se délasse dans l’eau chaude puis on se douche puis on se baigne… jusqu’à plus soif!

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Le top c’est la même chose mais en extérieur! trop agréable! Après avoir baigné toute la journée dans l’eau froide, quel plaisir de tremper maintenant dans l’eau chaude. On défait une à une les crispations et les tensions musculaires. Au bout d’une petite heure ça va bien mieux!

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Le lendemain matin, il faut repartir et la météo n’est pas plus clémente. Scregneugneu!

Mais nous ne laissons pas abattre, nous adaptons nos pantalons de Kway, trop chauds pour être vraiment confortables ici, ils deviennent des bermudas de Kway comme ça l’eau peut glisser sur nous comme sur les plumes d’un canard laqué.

Manue, styliste sur Kway, grosse concentration, il faut couper droit et couper les deux jambes au même niveau! (tout ça au couteau suisse!)

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Et voila le travail! Collection typhon-mousson homme et femme:

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L’étape ressemble fort à celle de la veille. Beaucoup de pluie mais avec mon bermuda bionique, pas d’épisode de bleuissement! La pluie et les dénivelés nous font avancer moins vite que prévu. Dans l’après midi on est à peine plus loin que l’objectif pour la veille… Mais comme il y a une auberge de jeunesse on se met au chaud. Finalement l’auberge a plutôt un prix d’hôtel mais il n’y a rien d’autre comme hébergement, nous traversons des villages de pêcheur, rien de très touristique. Encore une nuit sur tatami, c’est raide mais quand on est fatigués, on dort!

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Là, nous nous lançons dans une lessive à la main parce que l’utilisation des machine à laver et sèche linge est payante et nous estimons que nous avons payé assez cher notre nuit. Grave erreur, avec l’humidité ambiante et la climatisation, payante elle aussi, donc éteinte, rien n’a séché et nous avons lavé tous nos caleçons…

Au matin nous fixons le linge mouillé à l’extérieur des sacoches et nous apprêtons à prendre la route, sous l’œil très enthousiaste de la propriétaire de l’auberge (5 minutes de « Tsogoy TSOGOY TSOGOY! » on a compris que ça voulait dire quelque chose comme « il est vraiment trop cool votre vélo, j’admire votre style! »). Nous nous élançons sur les route et une erreur d’aiguillage nous mène sur une route très montagneuse (aussi je pensais que l’autre route était interdite au vélos, c’est pas vraiment de ma faute!) sur laquelle on monte les lacets en poussant le vélo et on redescend en faisant chauffer les freins. Au bout d’un moment, au bord de la crise cardiaque (je rappelle qu’il fait 25°C et 10 000% d’humidité) le T-shirt trempé, de sueur cette fois, force est de constater entre deux jurons que le paysage est à couper le souffle, d’ailleurs on est essoufflés, c’est bien la preuve!

DSCN3659 (800x600) DSCN3664 (600x800) DSCN3661 (800x600)Au détour d’un virage, juste après m’être fait la réflexion que nous n’avons pas croisé une seule voiture alors que ça fait une heure qu’on grimpe (très très bizarre au Japon d’être seuls sur une route), on s’arrête pour boire, respirer et manger un petit gâteau sucré salé japonais (beurk). Là on se rend compte en déchiffrant un panneau que nous sommes à la moitié de la zone montagneuse, le reste de motivation fout le camps. On se dit qu’il faut s’y remettre quand en l’espace de 5 minutes un gros nuage arrive de nulle part, remplit toute la montagne. Oups il va pleuvoir, vite! on se remet en route pour profiter des quelques minutes sèches qu’il nous reste. 2 coups de pédales et c’est la douche! grosse douche, hein, celle qui fait un torrent à la place de la route et qui fait que tu te demandes si tu pédales ou si tu rames. Même les insectes se font surprendre, une mante religieuse de presque 10 cm de long tombe d’un arbre sur Stéphane. Il la chasse d’un geste nonchalant, je suis admirative, je pense que si elle était tombée sur moi, c’était la chute assurée!

Peu après, nous attaquons une grande descente, Stéphane jure parce que dans ces moment là, tout ce qu’on descend, il faut le remonter plus tard! Mais cette fois, c’est la vraie descente, la dernière avant de retrouver la route normale. La pluie fait de vraies grosses rivières et on descend tout doucement par peur de glisser. Arrivés en bas, une aire de repos avec restauration rapide, toilettes avec chauffage. On se pose pour souffler un peu et je me change pour des vêtements secs (je prends un caleçon de Stéphane, je n’ai plus de culotte de sèche depuis la lessive d’hier). 10 minutes après s’être abrités, la pluie cesse, mais nous avons besoin de nous reposer, on reste une heure et on mange un bol de riz / soupe avec nouilles. On se réchauffe avec du thé. Au bout d’un moment, on se dit qu’il faut reprendre la route parce que même si on a mal partout, sur la carte, on n’a fait qu’un tout petit bout! Et je vous le donne en mille, 5 minutes après avoir repris la route, il se remet à pleuvoir!

En début d’après midi on commence à chercher un endroit où dormir. Notre carte indique quelques hôtels et campings dans les km à venir, les hôtels sont trop chers et les campings sont fermés. Après avoir essayé tout ce que nous avions à portée de pédale, nous sommes trempés, épuisés et il faut se décider vite avant d’être trop tentés par l’idée de camper directement sur la route…

Finalement un camping fermé est un camping quand même! alors c’est parti et nous pouvons même nous payer le culot de nous installer sous la tonnelle qui abrite éviers et emplacements pour BBQ. Nous trouvons une réserve de bois et faisons un feu pour nous réchauffer et tenter de faire sécher la lessive de la veille et les vêtements du jour.

Même le tandem dormira à l’abri. Regardez bien la photo, la pluie tombe à l’horizontale. Il va pleuvoir et venter toute la nuit, nous dormons peu.

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Le lendemain matin, nous enfilons nos vêtements humides pour préserver nos derniers habits secs. Il pleut toujours et notre moral est au plus bas. Nous ne pouvons supporter l’idée de revivre une journée et une soirée comme ça. Changement de programme, nous changeons l’itinéraire pour trouver un hôtel pas trop cher et passer une journée au sec à réfléchir. à la lecture de la carte, nous avons 15 km avant la prochaine petite ville, et si nous ne trouvons pas là, 10 de plus devrait nous emmener dans une plus grosse ville : Toyooka.

Nous avons l’air de réfugiés politiques, ce n’est pas la première fois, mais maintenant nous sentons le clochard!

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La première petite ville que nous avons repérée s’avère être une ville de bains de source d’eau chaude, les hébergements sont hors de prix. L’office du tourisme nous permet de repérer un hôtel à prix convenable à Toyooka, mais le check in se fait à partir de 15h seulement, et il est 11h. Stéphane est frigorifié, je lui propose d’aller se laver-baigner pour se réchauffer et passer le temps. Probablement la meilleure idée de la journée. Après une heure à se baigner, laver et sécher un peu nos vêtements au sèche cheveux on se sent mieux. On déjeune dans un restaurant de fruits de mer (beurk beurk!) et on décide de reprendre la route malgré la pluie quand on aperçoit un cafard sur la table voisine.

On est donc repartis sous la pluie. Heureusement, notre route suit une rivière et est donc très plate. Il nous faut moins de 20 minutes pour arriver à Toyooka et nous trouvons bien vite notre hôtel, nous arrivons 45 min avant l’heure du check in. Pas grave, nous patientons dans le lobby, créant une flaque au fur et à mesure que nos vêtements dégoulinent. Une fois dans la chambre, c’est le bonheur, on a un vrai lit, un western style! et au rez de chaussée de l’hôtel, une laverie! Après la douche, on enfile ce qu’il nous reste de vêtements secs (pas grand chose) et on met tout en machine – sèche linge, le soir même tout est propre et sec, on revit!

Le lendemain, on réfléchit, nous n’avons plus du tout envie de faire du vélo dans les prochains jours alors qu’il a arrêté de pleuvoir et qu’il fait beau, on est dé-gou-tés! On décide donc de prendre un train pour aller voir des amis de Patricia (TQF) qui se trouvent dans la région de Kyoto. C’est parti pour une bonne partie de plaisir pour expliquer notre vélo au guichet de la gare, obtenir des billets et comprendre les conditions d’accès au train pour le vélo. On est maintenant experts en démontage-emballage. On prend l’option de garder les roues pour rouler nos moitié de vélo, parce qu’on a une correspondance à Kyoto. Nos manœuvres impressionnent beaucoup le personnel de la gare.

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Après avoir tout emballé, on se pose pour manger un bout en attendant le train, c’est alors qu’on voit débarquer 6 agents JR (SNCF locale) armés de sacs, scotch et paire de ciseaux. Ils examinent nos paquets et nous proposent de finir l’emballage des roues que nous avons laissés volontairement libres pour pouvoir rouler. Nous leur mimons l’utilité de cet oubli volontaire et ils comprennent. Mais ils sont chiffonnés, la procédure doit spécifier d’emballer entièrement le vélo. Un des agents se lance, sous l’œil hilare de ses collègues pour nous mimer dans l’ordre :

– Tu mets ton vélo dans le train

– tu t’assois à ta place

– tu reviens emballer les roues

Après plusieurs tentatives, nous comprenons et lui faisons signe que OK pas de problème on fera ça bien proprement. Il nous montrent précisément où le train va arriver et nous incitent à préparer nos affaires pour être vraiment prêts à monter dans le train, ce qu’on fait avec leur aide (quand on porte tout à 8 ça va beaucoup plus vite!). Ils repartent alors dans la gare et on attend le train.

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5 minutes avant l’arrivée du train, retour du personnel de la gare, on se dit qu’ils viennent pour se marrer à nous voir monter dans le train. Que nenni! Quand le train est à quai ils empoignent tous un bout de nos bagage et s’engouffrent dans le train, à la recherche du meilleur agencement mais à 6 dans la précipitation, c’est un peu n’importe quoi! N’empêche qu’en un clin d’œil tout est dans le train! Je ne sais pas si la SNCF aurait fait ça! Une fois en route, on réfléchit un peu plus finement à l’agencement des morceaux de vélo, il ne faut pas bloquer les portes. Avec l’aide du contrôleur, nous parvenons à ça :

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Remarquez le soleil par la fenêtre, on a un peu les boules mais malgré cela on ne voudrait pas être sur le vélo, on a encore besoin de se ressourcer. Les paysages de rizières sont vraiment jolis sous le soleil!

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Après une correspondance très très sport à Kyoto, nous arrivons à Maibara où nous trouvons la maison de Céline et Kita en demandant à des voisins, les quartiers sont à peu près indiqués mais une fois dans le quartier, pas de nom de rue et les numéros des maisons n’apparaissent nulle part. Mais c’est pas grave parce que les gens se connaissent! Nous sommes très bien accueillis et passons de grosse et bonnes nuits réparatrices, nous pouvons réfléchir à la suite et envisager une visite à Kyoto en laissant notre tandem en garderie, cela facilitera la visite de la ville!

En passant Nos hôtes nous donnent des entrées pour le château d’Hikone et son musée, que nous sommes ravis d’aller visiter.

D’abord, le musée, photos interdites mais on ne résiste pas à vous montrer nos petits chaussons du musée:

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Et quand on va aux toilettes dans le musée, il y la les chaussons juste pour les toilettes, bleus pour les garçons :

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et rouge pour les filles!

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Balade dans les jardins, très agréable, très calme et harmonieux.

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Vue d’ensemble des jardins, pavillon de la cérémonie du thé et le château sur les hauteurs.

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On se balade aussi dans les environs guidés par Céline qui nous fait découvrir le coin. On adore! C’est toujours super d’avoir les commentaires des gens qui vivent sur place et c’est encore plus marrant quand c’est des français à l’étranger qui présentent les choses!

Ensuite, on quitte la famille de Céline et Kita pour aller passer quelques jours à Kyoto pour continuer nos réflexions sur la suite de notre voyage et visiter la ville. On revient le week end prochain pour récupérer le vélo et les bagages!

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8 commentaires pour Arrivée au Japon en sous marin

  1. Vincent dit :

    Moi j’ai entendu annoncé 2 typhons de suite sur le Japon à la radio, dont un sur Tokyo et Fukushima.
    Vous ne les avez pas vu ou bien c’est dessous que vous étiez ? A priori il manque un peu de vent… En tout cas, j’aurais pas aimé être à votre place (je pense souvent à votre test de la baignoire, ça me tente pas trop), mais c’est quand même un des inconvénients du vélo couché avouez !
    Des bises

  2. Elo des iles dit :

    pour les toilettes japonaises, regardez « l’extraordinaire histoire des excréments » sur internet, il me semble que les explications d’utilisation y sont.

  3. Elo des iles dit :

    on est de tout cœur avec vous. bonnes radiations!

  4. Maman dit :

    C’est bien beau tout ça mais la moyenne pédalée elle va chuter avec tous ces trains et bateau que vous prenez. Profitez bien du beau temps et de Tokyo.
    bisous
    Annie

  5. thérèse giacomelli dit :

    Je suis admirative, je vous encourage vivement je pense qu’avec ce petit breck vous allez repartir d’un bon pied avec un moral d’acier .Bravos à vous c’est formidable. thérèse et nicolas

  6. Babeth dit :

    Je mets rarement des commentaires, mais je suis toujours avec plaisir votre voyage, et me régale de votre prose. Dites donc, là, coté temps, vous n’avez pas été gâtés! Merci de nous faire si bien participer – textes et photos, choses grandioses ou détails marrants, un vrai bonheur! On vous souhaite un ciel plus clément pour la visite de Kyoto.

  7. Dad & Momo dit :

    Ça c’est de l’aventure puissance ++
    Bonne chance pour la suite, gros camp.. キス

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